Je cours, je vois tout le monde qui me regarde, mais lui est ce qu'il me voit, est ce qu'il est encore derrière moi? Cette pensée, me fit courir encore plus vite. La peur, c'est la peur qui me fait avancer, la peur de mourir, sous une pluie de coups plus violents les uns que les autres. Je décide de reprendre mon souffle, je m'assois sur un banc, mon pauvre c½ur bat à cent à l'heure. En pleine après-midi, dans les rues de Paris, je courai, la lèvre en sang, des marques de bleus sur les bras et sur le reste de mon corps. Mes vêtements ne sont pas dans un meilleur état, tous ceux qui me regardaient devais me prendre pour une pauvre mendiante. C'est bon mon c½ur c'est un peu calmé.
-ANGELINE!!!!!!
Non pas lui, il m'a retrouvé! Vite je me remets à courir, mais malheureusement je terminai ma course dans une personne, et je me retrouvai par terre.
-Ça va? Me demanda t-il en me tendant sa main pour m'aider à me relever.
J'accepta son aide, je remarquai qu'il n'était pas tout seul, il y avait trois garçons avec lui, ils avaient l'air gentils, surtout celui qui m'avait aidé, il avait de beaux yeux marron...
-Angeline, reviens ici tout de suite!
Cette voix me faisait peur, je me mis derrière le jeune homme.
-S'il vous plaît, par pitié, ne me laisser pas avec lui, je veux pas qu'il m'emmène, par pitié!
-De quoi? Qui ça? Me demanda t-il en me voyant morte de peur.
Là, devant moi se tenait mon pire cauchemar! Il s'appelait Pierre, grand, châtain, majeur, et un violent revers de la main droite et boit beaucoup trop.
-Angeline, qu'est ce que tu fais avec eux? Reviens tout de suite.
-Laisse-moi Pierre! Toi et moi c'est finit, tu le sais!
Je m'agrippais encore plus au blouson du garçon. Pierre avançait vers moi, avec la ferme intention, de me ramener, il me prit violemment par le bras.
-Lâche-moi, s'il te plaît!!
Il me traînait presque derrière lui. Ça y est, j'allais de nouveau me retrouver à l'hôpital à cause de lui et le pire c'est que j'étais incapable d'aller voir la police. Cette fois j'allai mourir, enfin!
-Lâche là, tu vois bien qu'elle ne veut pas venir avec toi! Lui sortit mon sauveur.
-Mais t'es qui toi? De quoi tu te mêles, retourne dans ta cage aux folles, travelot!
-Aidez-moi, par pitié!
Le gars s'avançait vers nous, délivra mon bras de l'emprise de Pierre et se mit devant moi. Je vis le garçon avec des dreads et des vêtements trop grand, se mettre à côté de mon sauveur, ainsi qu'un autre plus costaud pendant qu'un autre garçon du groupe me mit à l'écart avec lui.
-Tiens mais on dirait que la miss a ramené ses petits copains!
Celui avec des dreads lui lança quelque chose mais je ne compris pas, car ce n'était pas du français.
-Quoi, qu'est ce qu'elle m'a dit la serpillière? Demanda Pierre en se rapprochant un peu trop de lui, mon sauveur se mit entre eux.
-Dégages, tu ne vaux même pas la peine que je te frappe!
A ces mots, Pierre ne put s'empêcher de rire.
-Quoi toi tu veux me frapper, depuis quand les travelots, savent se battrent!
Sur ceux, mon sauveur lui mit un coups de poing en pleine mâchoire, Pierre n'avait pa vu le coups venir et tomba à terre. Blessé, dans sa dignité, il se releva et lui mit un coups de poing dans le ventre, il en eut le souffle coupé, alors le grand costaud et celui avec les vêtements trop grand, bondirent sur lui et se mirent à le frapper. Le gars qui me tenait, parla au dreadé et au costaud, sûrement pour leur dire d'arrêter car tout le monde les regardait, et que la police pourrait arriver. Alors le dreadé et le costaud, s'arrêtèrent aidèrent mon sauveur à se lever et l'emmenèrent à l'hôtel où ils devaient passer quelques jours, je pense. Pour moi sue fut le blond qui m'aida, plus sa va et plus je le trouve sympathique. Une jeune femme, vint les voir à la réception, pour savoir si tout allait bien, celui avec des vêtements trop grands lui répondit en sa langue, quand l'homme lui répondit, je compris un "ja". Ce compris enfin qu'ils étaient Allemands. Je sentis qu'on me portait jusqu'à l 'ascenseur. Une fois à l'intérieur on me posa, mon porteur me laissa, me remettre sur mes jambes, en me tenant quand même par la main ou cas je tomberai. Je m'assis dans un coin, imiter par mon beau sauveur, aux beaux yeux marron maquillés de noir.
-Ça va ? Au faite moi c'est Bill, celui avec les vêtements trop larges c'est mon jumeau Tom, lui c'est Georg et celui qui t'a porté c'est Gustav. M'expliqua Bill;
-Merci, merci, beaucoup, vous m'avez sauvé la vie! Moi c'est Angeline. Leur répondis-je encore sous le choc.
-C'est très joli. Dit Tom.
Je ne pus retenir mes larmes plus longtemps.
-Excuse-moi, je ne voulais pas te faire pleurer, d'habitude, je fais l'effet inverse. S'étonna Tom.
Bill me prit dans ses bras, enfin un mec qui ne me frappait pas. Je me dégageai en douceur de son étreinte et essaya de me lever, mais mes jambes ne voulaient pas me porter, Gustav me tendit sa main, pour m'aider, en plus j'eux le droit à un petit sourire. Pour les remercier, je l'ai prit dans mes bras et leur fit la bise.
-Tu sais, on fait ça tous les jours, sauver des jolies filles! Me dit Tom avec un grand sourire.
-Mais pourquoi il te frappe ce mec, c'est un grand malade! Regarde, tu as des bleus partout et tu saignes de la lèvre, tu dois aller voir la police! Me dit Bill en se relevant.
-Pourquoi faire, ils le mettront en prison, puis il sortira et viendra me tuer. Répondis-je en baissant la tête.
-Tu resteras avec nous pendant au moins quatre jours, mais ensuite tu devras rentrer chez toi. M'avertit Bill.
-Non pas chez moi, il sait où j'habite, je peux pas y retourner! M'exclamai-je terrifiée.
Je me sentis tomber, mais Bill me rattrapa.
-Ecoute, pour l'instant tu vas te reposer, tu es à bout de force! M'ordonna t-il.
-Si tu veux, tu peux prendre ma chambre, j'irai avec Georg. Proposa Gustav gentiment.
-Ah ça y est, tu vas te taper l'incruste chez moi! Ok, mais tu prendras une autre couette, car la dernière fois je me les suis caillé! Lui lança Georg.
-Oh, petite nature! Répliqua Gustav en rigolant.
-Merci, c'est très gentil! Lui répondis-je.
Une fois sortit de l'ascenseur, Gustav me conduisit à sa chambre, prit ses affaires, me souhaita une bonne nuit, si j'avais besoin de quelque chose, il serait dans la chambre 206, et sortit. Je m'écroula littéralement sur son lit et m'endormis directement. Pendant ce temps, les garçons discutaient dans la chambre de Georg.
-Mais c'est un fou ce gars! Je me demande ce qu'elle a put lui trouver, je suis bien en tous points! S'exclama Tom.
-Pour une fois je suis d'accord avec toi! Dit Bill.
-Elle a du sérieusement en baver avec ce type! Fit remarquer Georg.
-On ne peut pas la laisser comme ça! Leur dit Gustav.
-Tu veux qu'on fasse quoi? On part dans cinq jours! Lui rappela Tom.
-Bill, Sarah, elle ne te doit pas un service par hasard? Demanda Gustav.
-Si mais tu veux que je lui demande quoi?
-Si elle peut l'héberger quelque temps.
Bill réfléchit et dit:
-Pourquoi pas, on peut toujours essayer.
Il partit téléphoner à cette fameuse Sarah.
-Dis-moi, Gustav, tu l'aimes bien cette fille, je ne t'ai jamais vu comme ça avec une fille! Lui fit remarquer Tom avec un sourire qui en disait long.
-On ne peut quand même pas la laisser avec ce fou furieux! Répondit-il tout rouge.
-Bon les gars, je veux pas casser l'ambiance mais il est 20h et moi à cette heure je mange, alors je vais au restaurant en bas. Dit Georg.
-Ouèch, pas bête, attends, je viens avec toi. Lui dit Tom.
Ils sortirent tous les deux, Bill revient voir Gustav.
-C'est bon elle est d'accord, je lui ais expliqué le truc, elle est entrain de préparer sa chambre. Mais ils sont où les autres? Lui demanda t-il.
-Partis manger. Répondit Gustav rassuré de cette bonne nouvelle.
-Bonne idée, je vais faire pareil, tu viens?
-Mais je t'attendais, moi!
